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9 - LES USINES AMOS & Cie

LE TEXTILE 


L’industrie du chaussons fourré est créée en 1795 à Wasselonne (67) par l’ancêtre de Frédéric AMOS. Ce chausson très chaud et commode prend le nom de chausson de Strasbourg car il est vendu sur les foires d’Alsace. Au 17ème siècle, cette activité née à La Neuveville-lès-Raon avec l’arrivée des premiers ateliers AMOS & Cie conquis par l’abondance d’une eau pure et propice au blanchiment des écrus. Dans les domaines de la filature et du tissage, la production représente presque la moitié de la population raonnaise. 


AMOS & Cie




Frédéric AMOS qui dirige une fabrique de chaussons à Wasselonne (67), quitte cette ville pour venir s’installer en 1872 à La Neuveville-lès-Raon. Sous l’occupation allemande, il veut garder sa nationalité française. Il doit s’installer à Badonviller (54) mais c’est par hasard en gare de La Neuveville, qu’il fait la rencontre d’un marchand de biens lui proposant des terrains où il s’installe en 1872 et y construit son usine dès 1874. Au début, l’entreprise ne comprend que des tissages. La filature étant restée provisoirement à Wasselonne puis plus tard, elle est transférée à La Neuveville. A ce moment la société AMOS & Cie forme un ensemble industriel indépendant du groupe alsacien, dans la spécialisée de fabrication de feutres (chaussons et chéchias). Les chaussons fourrés connaissent alors une grande vogue. Ils sont utilisés aussi bien en ville qu’à la campagne dans des sabots puis à l’extérieur autant qu’en appartement : 6 millions de paires  vers la fin du  19ème siècle sont produites.  Lorsque la consommation baisse,  la production  se diversifie mais toujours à base de feutres de laine, chéchias, bérets basques. Toutefois, il y avait 3 sociétés chez Amos : Jersey mode, confection de peignoirs, robes de chambres. A.M.C. fabrique de babouches et chaussons.

LES OUVRIERS

Ouvriers en sortie d'usine

L’usine fait vivre les 8/10ème de la population locale. Elle emploie 450 hommes, 250 femmes et 300 enfants. Monsieur AMOS fait construire sur place un grand nombre de cités ouvrières, de sorte que les 2/3 du personnel loge sur place : 340 ouvriers de La Neuveville sur 3028 habitants = 11% de la population puis 310 ouvriers de Raon sur 4771 habitants = 6% de la population compter 250 femmes travaillant à domicile.


Fabrication pour Amos, rue Adelphe Müller

LES DIFFÉRENTS ATELIERS

Atelier de débourrage, filature, fabrication, tricotage, teinturerie, boutonnières et fourreuses, carbonisage, forge.


 Les ateliers

LA FABRICATION

En 1924, 1925, 1926, les fabrications comprennent : filature et tissage de laine cardée (feutres à semelles pour pantoufles, tissus pour dessus de pantoufles); tricotages et ateliers de finition (chaussons fourrés flanelle, laine, fez, chéchias, bérets, gants, flanelles); fabrication dite «bonneterie fantaisie» : tricots, chandails, gilets; tricotage de bonneterie dite «Catton» : bas de soie; fabrication de feutres agglomérés; fabrication de pantoufles (dessus tissés ou agglomérés avec semelles en feutre ou semelles en cuir, chaussons fourrés avec semelles feutre, cuir, ou basane…). Les fabrications «bonneterie fantaisie» et «Catton» ne durent que quelques années.


L’usine AMOS cesse son activité suite à liquidation judiciaire pour fermer en 1975 alors quelle assure 1500 emplois.  Sa fermeture définitivement intervient en date du 1 juillet 1977. Les derniers à fermer cette entreprise furent madame Denise LANGENBACH avec monsieur Jean-Luc GAUCHE.


Amos

LE CANAL AMOS


A l’époque du 17ème siècle, un important canal de dérivation est tracé depuis le Grand Rupt, alimentant le battant (moulin) MELLEZ servant à piler l’écorce depuis 1561, là où les établissements AMOS sont construits en 1874. Cet ancien canal et la retenue d’eau du moulin existent encore. Ils sont appelé canal Amos. Celui-ci passe sous la ligne du chemin de fer, le site des anciennes usines Amos, la place de la Libération, l’ancien Pâquis* (ancienne place du village) de La Neuveville puis se jette dans la Meurthe près de la passerelle de Lavotte (des oua-lous) avec un autre ruisseau couvert : le Bresselot.


(*) Pâquis signifie une pâture de mauvaise qualité, la Plaine la rendant marécageuse.





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